Toujours avant de partir, on m'a conseillé d'aller voir le musée de Manéga, musée avec de nombreux objets et masques traditionnels. C'est un peu au nord de Ouaga (20km nous avait-on dit).
Avec ma coloc, on a décidé d'y aller dimanche. On s'est arrangé avec des enseignants pour qu'ils nous y conduisent en moto. Départ prévu à 10h30, dans le but de pas rentrer trop tard (on avait chacune mille et une chose encore à faire).
Le départ effectif a été 11h, le temps que tout le monde arrive.
Et en fait, c'était pas 20km, mais 55km. Heureusement, le plus long bout de route était goudronné, donc une bonne voie pour rouler.
Sauf que... au milieu de nulle part... crevaison. J'ai eu une belle peur, car à 60km/h, quand le pneu est crevé, ben... faut pas se louper. Ca chasse fort. On a heureusement pu s'arrêter sur le bas côté sans encombre.

Mais le problème ensuite, c'est de trouver un réparateur. Il y en a "souvent", c'est à dire tout les quelques kilomètres.
On a fait des allers-retours avec l'autre moto pour amener tout le monde au réparateur (y compris la moto), mais en attendant, on a quand même bien marché en plein soleil de midi 
Une fois réparé, on a pu atteindre le musée sans autre problème. Sauf qu'il était 13h30 et que le musée est fermé entre 13h et 14h.
On a attendu sagement 14h, toujours personne. 14h15, on a forcé le portail, toujours personne. Vers 14h30, bruit de moto, fausse alerte. Finalement à 14h40, le gardien et le guide sont arrivés.


Grrrrr, et ils n'avaient même pas d'eau fraiche, ni d'ailleurs à manger...
Bon, la visite valait la peine, heureusement! Mais avec le ventre vide, on a pas vraiment pris le temps d'aprécier le tout.
Vers 16h, on reprend la route pour rentrer. Sauf qu'à peine 1km plus loin... cette fois c'est le frein qui a laché.

Impossible de réparer sur place, car c'est une pièce qui s'est abîmée et qu'on ne trouve pas en brousse. Donc la seule solution, laisser tout comme ça et rentrer avec la moto, sans frein (j'ai oublié de précisé que le frein avant était déjà hors d'usage depuis longtemps).
Après la frayeur de la crevaison à l'aller, je vous dis pas comme j'étais rassurée. Le moindre tremblement et j'imaginais la roue qui s'en va.
Heureusement, rien n'est arrivé et on a pu rejoindre Ouaga sans autre encombre. Il était 18h15 quand on est arrivé à la maison.
Des voyages comme ça, je vais pas en faire tous les jours...