Dernier jour du mois

Déjà la fin du mois de janvier, ça a passé trop vite... Je suis en train de terminer ma 4ème semaines à Ouaga, et j'ai l'impression d'être arrivée hier. Mais d'un autre côté, j'ai aussi une impression d'être là depuis toujours. J'ai beaucoup de peine à m'imaginer la Suisse dans le froid et la neige, alors qu'ici on est entre 25 et 30°C (peut-être même un peu plus) la journée.
A midi, je suis allée au resto manger une pizza. Le fromage n'était pas de la mozarella, mais qu'importe, ça faisait du bien de changer un peu et d'avoir une bonne pizza. Parce qu'à la maison, je n'ai pas de four, que des réchauds à gaz, donc pas possible de faire un pizza, ni d'autres plats au four. Et c'est vrai que le riz à la tomate, c'est bon, mais je commence à m'en lasser un peu...
Sinon côté école, j'ai réussi à installer 2 ordis de plus, donc j'ai maintenant 12 postes qui fonctionnent. Il faut encore que j'installe tous les programmes sur tous les ordis, car pour l'instant, j'ai à peu près la moitié des ordis avec des programmes de maths et l'autre avec un jeu (sokogame). Mais ça progresse.C'est juste que plus je progresse, plus ça se complique, là je vais devoir installer des programmes sur des ordis sans lecteur CD et dont le lecteur disquette foire, c'est un peu le casse-tête, mais j'ai des idées (à la burkinabè).
En parlant d'idées, savez-vous comment faire lorsque votre cartouche d'imprimante est vide et que ça coûte trop cher d'en acheter une neuve? Il vous faut:
- 1 cutter
- 1 boite de toner par cher (juste le tonner, genre pour les mégas photocopieuses)
- 2 bouts de papier
- 1 bout de skotch
Suffit de faire un petit trou carré ou rectangle dans la partie toner de la cartouche d'imprimante. Prendre un morceau de papier et le rouler en forme d'entonnoir et l'insérer dans notre petit trou. Mettre le toner dans l'entonnoir en secouant un peu pour que ça rentre bien. Pas besoin d'en mettre beaucoup à la fois, on peut répeter l'opération autant de fois que ça fonctionne. Et ensuite reboucher notre petit trou carré avec un petit morceau de papier et le skotch. J'ai vu faire, et ça marche ;-)

Pour mon vélo, pour l'instant ni Greg ni Thibault n'a vu juste, je fais durer le suspens... D'autres propositions...

Problème de connexion et de vélo

Après un mois de coupure, la connexion téléphone et Internet a été rétablie vendredi à l'école. Ouf, j'ai pensé que cette semaine, je pourrai enfin travailler dans de meilleures conditions... Que nenni.
Pour une raison indéterminée, la connexion va et vient, fonctionne puis s'arrête, probablement au gré du vent et du cable qui a un faux contact. Bref, impossible d'avoir une connexion sur quelques minutes. Et comme la remise en route et la coupure sont incertaines, je continue à utiliser le cyber café.
Et je souris en voyant la nouvelle offre de Bluewin pour l'ADSL 20000, avec mes quelques 10ko/s, j'en suis bien bien loin. Je crois qu'en rentrant, je ne vais pas reprendre l'ADSL, ça ira beaucoup trop vite!

Côté vélo, après 2 semaines sans pépin, il fallait bien que quelque chose arrive... Mais cette fois, je vous laisse deviner le problème que j'ai eu. Comme indice, je vous rappelle que j'ai acheté un vélo neuf, made in China. Et le problème est un problème technique, donc rassurez-vous, je n'ai pas eu d'accident, et j'ai d'ailleurs déjà pu faire réparer. Qu'est-ce qui a bien pu m'arriver???
J'attends vos réactions via les commentaires...

Et pour finir, 2 photos, une de la classe de CM1 (que j'ai eu lundi soir), et une photo insolite, spéciale dédicace à l'équipe logistique du CAFE.

Bruits d'ici et d'ailleurs

Quand on part en voyage, les paysages changents, les couleurs, les odeurs, les bruits, tout est différent. On cherche à retrouver certains éléments familiers et on surprend d'autres choses incongrues, nouvelles, qui peuvent nous plaire ou pas. C'est ce mélange de connu et d'inconnu qui fait la richesse d'un endroit.

Ici au Burkina, ce qui me touche le plus, ce sont les bruits. Pas que le pays soit plus bruyant, mais c'est la diversité des sons, plus ou moins agréable. Commençons part les bruits de la nuit.
Au moment de s'endormir, le bruit le plus désagréable, c'est celui du moustique. Chaque soir, je mets bien ma moustiquaire avant de m'endormir et je vérifie qu'il n'y a pas de moustique à l'intérieur. Mais quand on ferme les yeux et qu'on entend le zzzzz du moustique, on ne peut s'empêcher de se poser la question: est-ce que j'ai vraiment bien mis la moustiquaire? Est-ce qu'il est bien à l'extérieur de ma moustiquaire? Grrr, satané moustique! Et quand enfin le sommeil nous gagne, un grincement du lit parce qu'on a bougé l'orteil gauche nous achève.
Dans la nuit, tout résonne plus. Vers 4h30 du matin, c'est l'heure du Mouezin de réciter la prière. Au début ça énerve, surtout quand il nous réveille, mais après, on sait qu'il est seulement 4h30 et on se dit: "C'est que 4h30, je peux encore dormir". Et je me rendors en entendant le doux tictac de ma swatch
Pour les bruits de la maison, il y a en tête le frigo, qui fait un bruit épouvantable. J'ai réussi à le calmer un peu avec une cale, un caillou et une répartition des charges adéquate, mais ça reste un monstre qui s'enclenche de manière périodique. Il s'agit donc de trouver le juste milieu entre les intervalles de bruit supportable et la température intérieure du frigo qui permette une bonne conservation des aliments. Juste derrière, bruit moins fort mais tout aussi désagréable, celui du néon qui grésille en permanence dans la chambre. Heureusement, j'ai la lampe de chevet qui prend le relai...
Il y a aussi des bruits plus sympa, comme le gazouillement des oiseaux, très mélodieux (et je parle pas des couleurs des oiseaux). Ou encore les gouttes d'eau qui tombent dans le filtre, ça peut énerver certains, mais pour moi, ça fait comme une mélodie, avec différentes notes et des ryhtmes.
Et le bruit nostalgique de la dynamo, quand je roule le soir à vélo, qui oscille au grés du pneu pas tout à fait plat.
Bref, de quoi bien remplir ses oreilles, et c'est vrai que je guette les rares moments de silence. Oui, ici aussi ça existe le silence, si on veut bien l'entendre.

Vos commentaires et mails

Juste un petit mot pour vous remercier de vos commentaires et mails. Meme si je n'ai pas toujours le temps de répondre à chacun, ça me fait très plaisir. Et n'hésitez pas à envoyer des mails (sauf avec des grosses pièces jointes).
Donc merci à tous et gros bisous du Burkina.

Super-marché

Hier, je suis allée au grand super-marché.
Ce qu'il faut savoir, c'est qu'ici, tout ce qui a 4 murs et plusieurs produits en vente, c'est un super-marché (ou presque). D'habitude, j'allais au super-marché à coté du dispensaire, car c'est le plus proche de chez moi. Mais à la longue, le choix est un peu limité (faut imaginer ce qu'on appelle en suisse une "épicerie", env 5m par 10m).
Et surtout, je ne sais pas si je dois faire confiance au frigo pour les produits laitiers... et pour les autres aliments, on ne sait pas trop par où ils ont passé.
Donc après une semaine de maux de ventre, je suis allée au grand super-marché "marina market" qu'on m'avait indiqué, en face de la grande mosquée.
Je vous dis pas le bonheur de se retrouver dans un "vrai" super-marché, qui ressemble à ma petite migros, avec même un rayon boucherie. Le paradis ;-)
Bon, ça se voit, c'est pas à la bourse de tout le monde et c'est un des seuls endroits où tu croises plusieurs autres clients blancs.
Mais le plaisir, juste de voir un pot de nutella, du chocolat suisse (bon presque 5frs la plaque, je vais me contenter de mes réserves), bref, pleins de produits comme chez nous.
En fait, je devrais pas dire "comme chez nous", car si on veut savoir la vérité (et là, nouveau coup à l'écologie), on trouve des produits importés de "france". Pour certains produits, c'est normal, ça n'existe pas au Burkina, mais petit exemple, la boite d'ananas : importée d'indonésie pour le compte d'une société française. Et les corn-flakes leaderprice, je me demande par où ils ont transité. Sans parler des produits d'entretiens de marque française, qui n'ont sûrement pas été fabriqué au Burkina...
Et je ne parle pas des embalages.
Mais d'un autre côté, en ce moment, j'ai faim et même si j'aprécie la nourriture locale, il y a des fois ou je me dis, il faut quand même que je mange équlibré et sain, alors arrète de te poser trop de questions sur la provenance et l'écologie. Oui, je peux me payer le luxe des produits importés et profitons-en. Et au fond de moi, mon 3ème oeil regarde tout de même la provenance et la taille et composition de l'emballage...

Tourista

Eh oui, quand on part à l'étranger, en dehors du continent, il faut s'attendre à choper cette maladie connue généralement sous le nom de Tourista. Lundi, diharée et maux de ventre. Donc repos et immodium. Et mardi matin, ça allait mieux, donc je suis parti à l'école pour voir si la connexion Internet était rétablie ou sinon, si je pouvais aller avec Issaka trouver une autre connexion haut-débit pour télécharger les drivers. Pas de connexion, et Issaka n'avait pas le temps ce matin, donc j'ai décidé d'assister aux cours et je me suis installée au fond de la classe de CM2.
Sauf que... mon corps ne l'entendait pas de cette oreille et la Tourista sommeillait dans un coin. Vers midi, juste avant la pause, je me suis pas sentie bien, chute de tension, je me suis donc accorchée au tabouret, j'ai bu un peu d'eau, espérant que ça passe. Mais non... j'ai donc du faire peur aux élèves qui m'ont vu tomber et aussi à l'enseignant qui n'a pas compris ce qui se passait. Quand j'ai repris conscience, il me tenait par le bras, me demandant si ça allait. Petit à petit, la tension est remontée et ça allait, même si j'ai bien tappé la tête contre un pupitre (j'ai un beau cocard ;-). J'ai mangé un Farmer en attendant qu'Issaka trouve un véhicule à 4 roues pour me ramener (car je n'étais pas en état de tenir sur sa moto). Et de retour à la maison, ma voisine infirmière s'est occupée de moi.
Bref, du coup, j'ai vraiment gardé le repos en attendant que mon ventre se calme, en m'alimentant de riz, de soupe, de thé, et de quelques médicaments. Ca va de mieux en mieux, mais j'ai compris, je préfère garder le calme jusqu'à la fin de la semaine, on n'est jamais trop prudent... Car même si le ventre va mieux, j'ai pas encore récupéré toutes les forces et avec la chaleur, ça peut faire des effets bizarre.
Bon, inutile de vous faire du souci pour moi, maintenant, c'est bon, et je suis bien entourée. Et interdiction d'en parler à ma grand-maman Annette ;-)
Et donc pour les tests culinaires, je vais attendre encore un peu et redémarrer progressivement les différentes choses, en prenant bien soin de laver, peler, bouillir, ...

Bidonville de Ouagadougou

Texte écrit lundi soir, mais pour les raisons énoncées dans le message suivant, je n'ai pu le mettre avant.

Dimanche, je suis allée faire un tour du côté d'un des bidonvilles de Ouaga. Rassurez-vous, j'y suis pas allée seule, car même si j'ai le plan de Ouaga, les bidonvilles (zone non-lotie), n'y figure tout simplement pas (espace blanc). Non, c'est un des enseignants de l'école, Ousmane, qui m'a proposé d'aller au culte dans son église.

Et comme il habite lui même dans le bidonville, il m'a amené là-bas. Comme les constructions sont provisoires (les habitants ne savent pas quand le gouvernement va décider de lotir), les maisons sont construites en banco (brique en terre). Donc l'église est faite de 4 murs de banco, avec un toit de tole ondulée, soutenu par quelques piliers en métal. Il y a simplement des bancs, très rapprochés les uns des autres, une chaire (avec un micro et un mini haut-parleur à main), ainsi qu'une table de communion.
Je n'ai pas pris de photos, car je ne suis toujours pas très à l'aise de sortir l'appareil face à des gens si pauvres. Mais peut-être la prochaine fois.

Le culte était très vivant et... très long. Début à 8h (Ousmane est venu me chercher à 7h30 en moto), fin peu avant 11h. Beaucoup de lectures bibliques, et des chants. Et tout est dit en français puis traduit en moré (et parfois l'inverse), pour que chacun comprenne. Les lectures sont également traduites oralement en moré.

Concernant le bidonville, quelques explications supplémentaires que m'a donné Ousmane. En fait, beaucoup de gens habitent ici, car ils n'ont pas les moyens d'acheter un terrain ailleurs (très cher). Par contre, en achetant pour pas cher un petit espace ici, ils ont l'assurance que lorsque le gouvernement décidera de lotir (et donc de raser le bidonville pour y mettre des parcelles et des routes), ils se verront attribuer une parcelle pour pas très cher. Concernant le bidonville en question, le gouvernement a déjà procédé au resecensement des personnes qui y habitent, donc ils devraient lotir dans pas trop longtemps. Mais qu'est-ce que ça veut dire ici "pas trop longtemps".

Mais quelle différence me direz-vous entre bidonville et zone lotie... La plus falgrante, c'est les routes, qui n'existent tout simplement pas dans le bidonville. Il s'agit de chemin tortueux et étroits ou je défie quiconque de passer en voiture. Déjà en moto, c'est du cross, il faut s'accrocher. Au moins, dans les zones loties, il y a des grandes routes (n'imaginez pas qu'elles sont goudronnées, disons plutôt des grands espaces dépouvus de construction).
Par rapport aux maisons, les maisons sont en banco dans les bidonvilles, alors qu'elles sont en brique dans les zones loties. Donc plus solides en zone lotie (mais pas forcément plus grand).
Niveau eau et électricité, il n'y en pas dans dans le bidonville, sauf peut-être à certains endroits avec des personnes riches. Mais il n'y en a pas non plus toujours dans les zones loties, il faut que suffisament de personnes demande l'électricité pour que la SONABEL (société nationnale burkinabé d'électricité), décide de mettre une ligne.

Bref, tout ça pour dire que je ne sais pas comment ces gens font pour vivre dans une pareille incertitude. Ils n'osent pas trop agrandir, car peut-être demain, peut-être la semaine prochaine, tout va être rasé. Bon, ce n'est pas aussi grave qu'à certains endroits ou le gouvernement rase avec tout ce qui se trouve dans les maisons, mais tout de même. En fait, je pense que ce qui les fait tenir, c'est l'espoir d'un futur meilleur. Et tant qu'il y a ce brin d'espoir, l'espoir d'avoir un petit bout de terrain à soi, on peut vivre sereinement.

A part ça, je suis malade depuis hier soir, bon ça n'a pas l'air très grave, mais j'ai mal au ventre et de la diahrée. Je sais pas ce que j'ai mangé de pas bon, j'ai pourtant essayé de faire attention, mais c'est vrai que petit à petit, on relache un peu l'attention, on étend un peu la game des aliments (j'ai tenté les légumes crus et la viande), ... Bon, le seul remède, c'est de rester tranquille, de prendre quelques médicaments et d'attendre que ça passe. Mais ça va déjà mieux, juste encore le ventre qui gagouille un peu.

Ecologie et délocalisation

Je ne pense pas que le mot écologie existe en Moré, en tout cas, ici, il vaut mieux pas être écolo. Quoique, ça dépend de quel point de vue. On est parfois choqué par certaines choses, mais d'autres se font tellement plus simplement. Pour commencer, la gestion des déchets ménagers, c'est plus ou moins chacun pour soi. On entasse (quand ce n'est pas jeté n'importe où, au grès des vents) et quand le tas est trop gros ou sent trop mauvais, on brûle. C'est la station d'incinération personnelle à ciel ouvert.
Et pour ce qui ne brûle pas (genre boite de conserve)? Et ben on y laisse sur place, ou si y a trop, on va y enterrer quelque part.
Au début, ça fait bizarre...
Mais si on prend les choses d'un autre côté, il n'y a pas besoin de faire des transports de déchets. Et comme la majorité de la population n'a pas beaucoup de moyen, elle consomme peu de déchets autre que compost.

Un autre problème, c'est les déchets "délocalisés", les déchets envoyés en Afrique. Petit exemple, à l'école, dans la salle d'informatique, il y a pas moins de 8 écrans qui ne fonctionnent plus. Pour l'instant, ils sont entassés dans un coin. Pourquoi? Je pense parce qu'il n'y a nulle part une récupération des vieux ordis, et les laisser dans la nature, je vous laisse imaginer... Donc je suis en train de réfléchir à la question et voir comment "débarasser" ces écrans de manière le plus propre possible.
Bien sûr, tant qu'ils fonctionnaient, ces écrans ont été très utiles, mais...
Et c'est la même choses avec d'autres dons de l'Europe, qui une fois utilisé jusqu'au bout, deviennent des déchets très difficile à débarasser.

Et pour continuer sur la même lancée, on retrouve le même problème avec les véhicules qui s'exportent en masse en Afrique. Seule consolation, vu le prix élevé de l'essence, les Burkinabè préfèrent les véhicules peu gourmants, donc probablement aussi un peu moins polluants (mais c'est pas sûr).

Mais le problème, c'est que si l'on n'exporte pas nos vieux engins, beaucoup de personnes ne pourraient pas s'acheter de véhicules. Donc c'est un "mal nécessaire", mais peut-être qu'il y a un travail à faire auprès des ONG qui oeuvrent en Afrique, pour éviter les trop grandes abérations.

Après cette minute de démoralisation, passons à des choses plus gaies. Par exemple, ici on ne délocalise pas le travail, on fait tout sur place. Par exemple, quand on construit une maison, on amène le sable, le ciment, mais tout le reste se fait sur place (y compris la confection des briques). Ils sont en train de construire du côté de l'entrée de la mission, à côté du CREN, et tout se fait donc sur place, les fers armés, les briques, ...
Et dans les produits locaux, les marchés sont très sympas. On ne compte pas en kg, mais en "tas" ou à la pièce. Le prix est fixé au tas, il suffit de dire combien de tas on veut. Les bannanes ne sont peut-être pas aussi belles qu'en Suisse, mais on voit qu'elles ont muri sur l'arbre. Et les mangues... slurp.
Voilà le résultat de mon marché d'aujourd'hui, tout ça m'a coûté moins de 5frs.
Ce que j'ai pas encore acheté, mais dont je rêve, c'est de la pastèque. Mon problème, c'est que les morceaux déjà coupés vendus le long des routes (exposés à la poussière) ne sont pas recommandés pour mon estomac. Et acheter une pastèque entière, ça fait un peu beaucoup (c'est pas des petites ici ;-), mais je pense que je vais pas résister longtemps. Est-ce que quelqu'un a une recette de glace à la pastèque? Car je pense que c'est le meilleur moyen de la conserver.



Et pour finir, j'ai donc commencé les cours avec les élèves et ça se passe bien, même si c'est un peu bruyant (normal avec des groupes de 30, je pense même que ce serait encore plus bruyant en suisse). Quelques photos des cours avec les CE2 jeudi (y avait que 8 ordis qui fonctionnaient + mon portable).
Et j'ai aussi eu les CM2 ce matin (car le prof devait s'absenter), sont plus disciplinés et j'avais des plus petits groupes (4 groupes d'une vingtaine).

Insolite

Aujourd'hui, j'ai passé la matinée à l'école, dans le but de faire de l'ordre sur les ordis et d'y installer quelques petits programmes. Eh ben... j'y ai mis le temps, mais ça voulait pas. Je n'avais pas les bons drivers pour les clés USB, et comme plusieurs ordis sont en Win98, sans lecteur CD, j'ai utilisé les bonnes vieilles disquette 3''5. Mais avec la poussière, je vous laisse imaginer ce que ça donne. J'ai pas pu faire grand chose.
Pour vous aider à comprendre la réalité de la salle d'informatique, voilà quelques photos. Rassurez-vous, en vrai, c'est encore plus poussiéreux ;-)
Il y a donc 16 ordis qui fonctionnent, mais j'ai pu installer des programmes pour l'instant seulement sur 9 ordis (certains lecteurs de disquette ne fonctionnent pas). Et il y a encore quelques écran qui traînent.
Et demain, je vais avoir 3 groupes de 30 élèves de CE2 (4P). On verra ce qu'on peut faire.

Catégorie photo, petite dédicace pour Caro, si jamais l'envie te prends de faire un stage ici, voilà à quoi ressemble le palais de justice.
Et petit clin d'oeil, j'ai pris ces photos alors que j'attendais un cadenas pour mon vélo. Il lui a fallu plus d'une demi-heure pour entasser ses bidons, les attacher ensemble, puis partir. Mais au final, c'est quand même pas mal tout ce qu'il arrive à faire tenir sur un vélo, non? Prochain camp scout, je pars à vélo avec tout le matos ;-)

Mystères de l'informatique

Alors aujourd'hui, j'écris depuis le cyber café, car je dois attendre la fin du téléchargement de différent programme. Notamment des drivers USB pour faire fonctionner les clés sur les PC de l'école, afin de pouvoir y ajouter des programmes. J'espère que les lecteurs de disquette fonctionne, car c'est le seul moyen d'amener les drivers USB (la majorité des PC n'ont pas de lecteur CD). Et ensuite, demain je vais avoir les permiers élèves (un tier de classe à la fois, soit 25-30 élèves pour 16 ordis qui fonctionnent). Dès que j'ai le temps, je vous mettrai des photos de la salle. Je me demande comment ces ordis font pour résister vu la couche de poussière dans laquelle ils baignent...

Vélo + route non goudronnée = ...

1ère crevaison hier, lors de la 3ème utilisation du vélo. J'étais en train de partir pour la ville. Que faire?
Comme je n'ai pas de matériel pour réparer et regonfler, je me suis arrêtée chez le 1er mécano venu (petite cahute au bord de la route, reconnaissable à la pompe à vélo et aux vélos qui traînent).
Aucun problème pour effectuer la réparation, il a trempé mon pneu dans un bidon d'eau pas très claire, trouvé la fuite, poncé, puis mis une rustine. Et pour gonfler le pneu, savez-vous comment ils font? La pompe n'a pas d'embout, juste un tuyau en caoutchouc. Un petit caillou pour la valve anti-retour, on entoure d'un chiffon et on branche le tuyau caoutchouc. Ca marche très bien ;-)
Coût de la réparation: 100CFA (soit env 25ct), à ce prix là, je ne vais pas acheter de pompe...

Au passage, des photos de mon vélo:


Ah oui, il faut aussi que je vous parle de l'éclairage. Mon vélo a un phare et une dynamo, luxe. Quand je dis 1 phare, c'est qu'il n'y a qu'à l'avant, je suppose que l'arrière est en option, j'ai seulement le catadioptre.
Par contre, la selle est de celle qu'on ne trouve plus en Europe, large, confortable avec des gros ressorts.

Et pour conclure ce petit mot, j'espérais pouvoir mettre un peu d'ordre sur les ordis de la salle d'informatique aujourd'hui. J'avais parlé du problème d'électricité au secrétariat. Ils ont réparé la semaine dernière, mais ça ne marche de nouveau plus, et ça s'est étendu... à la salle d'informatique. Donc je suis au chomage technique (non, c'est pas vrai, je prépare les cours, mais presque). J'espère que ça va être vite réparé.

La notion de temps

La notion de temps est vraiment différente entre ici et l'Europe. Petit exemple, ma journée de hier.
J'avais l'intention de faire quelques gros achats: un vélo, un natel et une carte de la ville. Je ne voulais pas aller seule, car à tout les coups, en tant que blanche, je me serais fait arnaquer. Donc j'avais rendez-vous à l'école avec Issaka, dans la matinée. Ayant déjà un peu compris le fonctionnement, je suis arrivée tranquillement vers 9h15. Bien m'en a pris, Issaka venait d'arriver. Mais avant d'aller, il devait juste aller parler aux voisins pour le problème de connexion Internet (qui n'est pas encore rétablie car la compagnie refuse tant que la police ne vient pas faire un constat). Donc il m'a demandé "un instant" qui a finalement duré: 1h30 ;-)
Le temps de partir, c'était 11h passée. Nous avons pris sa moto et premier arrêt pour la carte de la ville. Arrivé à l'institut geographique, la porte était fermée. On s'est renseigné, puis après qq minutes d'attente, on a pu entrer et prendre la carte.
2ème arret pour le natel. La négociation s'est faite à califourchon sur la moto. Nous avions convenu à l'avance de prendre un nokia tout simple. Je pense qu'en tout; la transaction et la rédaction de la quittance (ça a pris presque autant de temps que la négociation), nous en avons eu pour 30-45min.
Restait le vélo. Nous avons d'abord repassé à l'école pour déposer des clés, et Issaka est allé voir dans les environs de l'école, car comme il était à moto, on ne pouvait pas le transporter. Mais comme les prix étaient plus cher, on a finalement passé chez lui prendre la voiture (et faire connaissance avec la famille au passage), puis allé dans un magasin ou il connaissait qqun. Le vélo neuf (mais de pas tres bonne qualité), m'a couté env 75frs suisse. On a ramené le vélo en voiture jusqu'à l'école ou un ami l'a monté (lors de l'achat, il n'y a pas la selle, ni les poignées, ni le panier, et il faut régler les hauteurs). Finalement, le vélo était prêt à 16h45 et comme je devais donner un cours au enseignants à 17h, j'ai enchaîné...
Bref, il m'a fallu toute la journée pour faire ces 3 achats... Tout prends du temps, mais rien ne coûte cher (j'ai dépensé seulement 150frs suisse sur la journée).
A bientôt

Encore des photos

Bonjour à tous,

Aujourd'hui, je me suis enfin décidée à sortir l'appareil photo dehors, quitte à faire touriste. Mais bon, avec le paysage idilique qu'il y a. Voilà une vue du lac, avec le soleil couchant, vue depuis le barrage.

Mais ce qu'on ne voit pas sur la première photo, c'est que ce n'est pas une île déserte... Beaucoup de trafic donc, à 2 ou 4 roues (ou 4 pattes), avec ou sans moteurs, mais toujours très chargés.



Sinon j'ai presque retrouvé notre vieille peugeot (elle a tenté de faire du mimétisme avec le bus). Si jamais pour Anne-Catherine, le jour ou tu ne veux plus du bus, il suffit de l'envoyer au Burkina, vert pomme est la couleur officielle des taxis!

Et voilà encore quelques photos prises dans la mission, à côté de chez moi. Pour l'instant, je suis tout au fond, entourés d'arbres, en attendant que la chambre qui était prévue au CREN se libère (d'ici un mois environ, donc pour Madeline, je suis à la maison: la coccinelle).




Pour le reste, je marche beaucoup pour découvrir les environs, je me réjouis d'acquérir un vélo (car même si c'est la saison fraiche, il fait déjà bien chaud) pour aller un peu plus loin. J'ai fait un peu plus connaissance avec les enseignants, très sympa, je me réjouis de leur donner des cours. J'ai aussi testé la nourriture locale (bien cuite), pour l'instant, mon estomac ne se plaint pas.
Voilà pour aujourd'hui, en espérant que la connexion au cyber me permettra de mettre toutes les photos.

		

premières photos

Aujourd’hui, je tente de mettre des photos. Pour ça, j’ai tout préparé depuis mon ordi portable, dans ma chambre, puis je vais voir si je peux connecter ma clé USB. Je profite également de rédiger le texte, car c’est plus facile avec le clavier suisse et ça va plus vite… Et un copier/coller, ça devrait fonctionner.

Ma chambre avec le bureau

Un habitant de ma maison (si jamais, il est au plafond)

Un voisin…

Pour l’instant, j’ai pas beaucoup sorti l’appareil photo dans les rues, car j’essaie de ne pas faire trop « touriste », mais je sais que le seul fait d’être blanche, ça dit déjà beaucoup.

Sinon pour le reste, je me suis promenée un peu dans le quartier ce matin pour essayer de me repérer. Il faut s’habituer aux rues poussiéreuses, aux nombreux véhicules qui vont dans tous les sens (pas de signalisation pour les piétons, bien entendu), aux vélos aux chargements impressionnants. Et cet après-midi, je retourne à l’école pour commencer à organiser un peu les cours. Il va d’abord falloir mettre en ordre la salle d’informatique, qui sert provisoirement de secrétariat à cause d’un problème d’électricité dans un autre bâtiment. Et ensuite voir ce qui fonctionne ou pas (y a des écrans dans tous les coins ;-), quels sont les programmes utilisables. Et voir avec les enseignants comment on fait les groupes d’élève et quel sera mon horaire. Si jamais, ici c’est le jeudi le jour de congé, et il y a école samedi matin.

J’espère que la ligne va être rapidement rétablie à l’école, ce sera plus facile…

Arrivé à destination

Enfin, me voilà au Burkina et je teste le Cyber Café le plus proche de chez moi. Le vol s'est bien passé, les bagages ont suivi et j'ai bien été accueilli à l'aéroport.
Maintenant, je me démène à essayer de tapper sur un clavier azerty dont la moitié des touches est effacée. Je vous promet que c'est pas facile, donc je vais pas écrire un roman aujourd'hui.
Pour l'instant, j'arrive pas à me connecter à mon mail, la connexion n'est pas très rapide. Mais ensuite je devrais pouvoir acceder à Internet depuis un bureau de l'école (dès que la ligne, actuellement en panne sera rétablie), j'espère que ça marchera mieux et que je pourrais mettre des photos. Pour l'instant je fais avec lles moyens du bord
Salutations à tous et à bientôt.

Qui a dit que les français étaient ponctuels?

Moi qui pensait que les français, c'était un peu comme les suisses niveau ponctualité. Eh bien... je me trompais.
A cette heure-ci, je ne devrais pas être en train de bloguer, mais de voler. Je devrais être au dessus de la méditérannée, peut-être avec les derniers rayons du couchant.
Mais non, je suis à Paris, dans un hôtel à côté de l'aéroport et j'attend demain un vol à 10h15.
Tout ça parce que mon avion au départ de Genève avait 1h30 de retard et que j'ai manqué la correspondance.
Mais recommençons par le début. Je suis arrivée à l'aéroport vers 12h15 et après avoir enregistré mes bagages sans encombre (ils ont accepté mes deux valises de 25 kg et 17kg et pas de problème pour mes deux bagages à main), j'ai pris place en salle d'attente. Jusqu'à ce qu'un gentil haut-parleur annonce un retard de 40 min pour mon vol (prévu initialement à 14h).
Là, j'ai commencé à prendre peur pour ma correpondance. J'ai questionné un employé qui m'a dit qu'il y avait 50% de chance que ça marche, mais il m'avait l'air plutôt pessimiste.
Que faire? Rien, si ce n'est attendre, et attendre encore. Finalement, j'ai embarqué à 14h40, et le temps de décoller, c'était déjà 15h10. Le pilote a annoncé qu'il allait essayer de rattraper son retard et que le vol durerait plutôt 50 minutes que les 55 prévues. Mais 5 minutes sur un retard d'1h30, aucun espoir.
Pour mettre un peu de piment dans le vol, nous avons traversé de grandes turbulences. Le service des boissons a du être arrêté à 2 reprises. Lors de la deuxième interruption, l'hôtesse de l'air venait de servir ma voisine. Mais ils n'ont pas pu reprendre le service, car l'avion a entamé la descente. Du coup, j'ai même pas eu à boire :-(
Bref, j'ai finalement atteri à l'heure ou mon avions pour Ouaga devait décoller. J'ai même pas essayer de l'attraper, je suis directement allée voir quand était le prochain, demain à 10h15.
Bon, il faut voir le bon côté des choses, je vais dormir dans un bon lit, je vais encore manger de la cuisine française. Mais pour le reste... ici il pleut, donc je me réjouis d'être au soleil.