Moitié du séjour

Aujourd'hui, je suis exactement à la moitié de mon séjour ici, au Burkina.
Temps pour un petit bilan de ce que j'ai accompli et de ce qui reste à faire.
Ce que j'ai fait:
- Vérifié tous les ordis et installé des petits programmes éducatifs.
- Nettoyé et remis en état le matériel qui ne fonctionnait pas (ordi, souris, clavier, ...), lorsque c'était possible.
- Donné à chaque élève, du CE2-CM2 6 fois 1h d'informatique (soit 72h en tout).Ces cours ont permis une première approche de l'ordinateur, de la souris et du clavier (pavé numérique).
- Préparé et distribué un document-cours pour word, excel et Internet pour les enseignants.
- Donné aux enseignants des cours de base sur word et excel.
- Fait de la maintenance et produigué des conseils aux autres personnes de l'école, selon les besoins et les demandes.

Ce qui reste à faire:
- Développer un programme pour faciliter l'accès aux logiciels éducatifs.
- Donner à chaque élève au moins 8h de cours d'informatiques. Il s'agit notamment d'accer sur l'utilisation du clavier (lettres) et sur l'utilisation des programmes informatiques.
- Continuer la formation des enseignants pour qu'ils soient autonomes et puissent également amener leurs élèves à la salle d'informatique.
- Assurer de la maintenance sur les ordinateurs.
- Assurer la continuité des cours d'informatiques (voir si l'on peut trouver un prof d'informatique que je puisse former). Voir également si la salle peut être ouverte en dehors des heures de cours, moyennant finance, pour favoriser l'accès des élèves aux ordinateurs.
- Et encore pleins d'idées, de projets, on verra ce que je peux réaliser... car ça passe vite.

Et côté humain?
Ben c'est plus difficile à mettre en mots, mais je pense que j'ai déjà fait un bon bout de chemin, de remise en question, de questionnement. Mais il y a encore de nombreuses questions qui restent sans réponse... Après la 1ère phase de grands projets, de découvertes et d'émerveillement, il y a eu une deuxième phase de difficultés et de démotivation. Je me suis rendu compte que tout n'étais pas aussi beau que je l'imaginais.
Maintenant, je suis dans la phase 3, celle qui me permet de relativiser, de "faire avec", de prendre les choses comme elles sont et d'essayer d'en tirer le maximum. Je suis plus réaliste, peut-être parfois un peu fataliste. Après avoir mis un peu de côté des objectifs, je les reprends, les réadapte et je me dis que j'ai encore presque 3 mois pour faire le mieux que je peux. Si l'électricité le veut ;-)
PS: Aujourd'hui, 4 coupures d'électricité... 2 le matin pendant le cours avec les enseignants (heureusement, seulement 15 min chacune), et 2 cet après-midi qui ont duré en tout 3h (du coup impossible de faire la sieste sans clim ni ventilo). Bref, c'est de pire en pire, je crois que je vais bientôt acheter une génératrice (ou des panneaux solaires en douce).

Instantanés

Supermarché
Rayon des fromages
J'hésite, j'en ai marre des kiri, mais y a rien d'autre de bon. Et avec les coupures, est-ce raisonnable?
La lumière s'éteint, coupure.
J'opte pour un boursin, ça change, et me dirige, à la lueur des lampes de secours, vers la boucherie.
Les balances, électroniques, ne fonctionnent plus, donc impossible de prendre de la viande. Je fais le tour du super-marché, espérant que le courant revienne.
En vain... Je me contente d'une boite de paté, au moins, ça se garde...
Je me dirige vers les caisses, qui elles, fonctionnent, grace au groupe électrogène. Le courant n'est pas revenu.

Carrefour
Feu vert, je m'élance parmi les dizaines de deux roues et voitures.
Devant moi, un pied dérape, une savatte se perd.
Son propriétaire vascille sur le vélo, hésite, peut-il s'arrêter, revenir en arrière?
La savatte est sur mon chemin, je pense m'arrêter et la récupérer.
Coup d'oeil en arrière, non, trop dangereux.
Le propriétaire s'est arrêté, un peu plus loin.
Je tente un coup droit. Mais je ne suis pas douée au foot et la savatte n'est pas un ballon.
La savatte se perd un peu plus loin et moi... je continue, essayant de ne pas me faire shooter.

Je scrute le trottoir
17h, heure du marché, les dames s'installent
Y aura-t-il des betteraves cette fois?
J'en ai très envie, mais n'en ai vu qu'une fois.
J'en vois, mais je vais trop vite, c'est déjà derrière.
Qu'est-ce que je fais, je m'arrête?
Un peu plus loin, j'en aperçois à nouveau, freine.
Je demande le prix, 200F les 3 (50ct)
Mes yeux s'attardent sur le stand, j'ai aussi besoin d'oignons, et pourquoi pas des poivrons.
J'aperçois aussi des citrons, 1ère fois que j'en vois.
600F (1,50frs), c'est le contenu de mon panier.

Pluie des mangues et pluie de mangues

Je vous avais parlé de l'averse à Bobo, qualifiée de pluie des mangues. Aujourd'hui, j'ai découvert la pluie de mangues au sens littéral...
Hier, il était agréable de se tenir à l'ombre des manguiers, car il y avait une douce brise (et par 40°C et plus, un peu d'air fait le plus grand bien.
Mais aujourd'hui, la douce brise s'est transformée en un vent tempétueux, et du coup, il vaut mieux éviter de se trouver sous un manguier. Car les mangues, en ce moment, on dépassé la taille moyenne des pommes. Je n'en ai heureusement pas encore reçu sur la tête, et j'espère ne jamais vous en décrire la sensation...
Par contre, j'apprécie les marchés qui se remplissent de mangue en tout genre, il en existe pleins de variétés.
En discutant avec un des enseignants, il me demandait combien de sortes de pommes nous avions. Il m'a décrit les rouges, les vertes, ... Quand je lui ai dit que nous avions des centaines (voir des milliers) de variété, il a été surpris. C'est comme les mangues ici...

Pour changer de la pluie et du beau temps, je commence à m'habiller en robe, température oblige... C'est pas que je sois plus "féminine", mais je vous avoue que la clim est meilleure en robe, l'air peut passer plus facilement... Et par ces température, on ne fait pas la difficile... Donc une petite photo. Et sur demande expresse de mon père (auteur de la photo), je vous mets aussi ma tête juste après avoir défait les magnifiques tresses.

40°C

Aujourd'hui, mon thermomètre intérieur a franchi ma barre des 40°C. Donc autant à l'extérieur.
Heureusement, il fait assez sec, donc c'est juste supportable (mais j'ai quand même passé vla plupart de l'après-midi au frais dans ma chambre, avec la clim...)
Paraît qu'en Suisse, c'est le retour de l'hiver, ici, on est déjà à la météo de mars, ça compense...

Climatiseur et eau de pluie

Une heure moins le quart du matin, ça fait un peu plus de 2h que je cherche en vain le sommeil. Il faut dire qu'aujourd'hui, il a fait particulièrement chaud, et surtout, très humide. De nombreux nuages se sont relayés dans le ciel tout au long de la journée.
A 22h, il faisait encore 35°C. Et malgré la clim dans la chambre, la température était tout de même de 30°C.
Ah oui, au passage, je ne vous ai as dit que j'ai déménagé... dans un endroit avec la clim. En fait, c'est un peu provisoire, en attendant de voir quelle solution peut se dessiner (car la maison que je devrais habiter ne va pas se libérer de si tôt), mais je me suis incrustée à l'étage au dessus, là où ma famille a logé. Y a la clim dans la chambre et c'est beaucoup plus vaste, avec salon, cuisine, chambrette, c'est plus grand que mon studio à Genève. Et surtout, je suis pas enfemée dans le noir la journée afin de garder la fraîcheur...
Pour en revenir à la température, contrairement aux jours précédents, j'ai laissé enclenchée la clim car impossible de fermet l'oeil avec cette température. Mais le bruit de la clim est presque aussi insomniaque.
J'ai fini par plus ou moins trouver le sommeil quand vers minuit 45, un grand bruit me réveille, comme le bruit du climatiseur, mais en 10 fois plus fort. Je me demande si c'est le climatisuer qui a un problème, je l'éteint, le bruit continue... Je comprends alors, ce bruit, c'est celui de la pluie sur le toit (maintenant que je suis montée d'un étage, je suis juste sous le toit de tôle ondulée), les nuages extérieurs lachent enfin une pluie bienfaisante. En quelques minutes, je suis à l'extérieur pour voir la pluie qui tombe, une grosse pluie.
En dehors de ma chambre, il faut chaud et surtout très humide (+ de 50% d'humididité). Le sol devient une immense flaque d'eau. Ce n'est pas un petit orage...
Au bout de 20 minutes, on sent que ça diminue, que c'est déjà bientôt l'acalmie, sauf si d'autres nuages se relaient.
J'espère que cette eau aura été plus bénéfique que destructrice, et qu'il y aura encore des nuages et de la pluie.
Et pour le clin d'oeil, aujourd'hui, c'est la journée mondiale de l'eau. Une journée mondiale de l'eau qui commence par de la pluie, c'est bon signe, non?

Et les autres animaux

Pour finir la série de billet d'aujourd'hui, quelques photos d'animaux. Nous sommes allés au parc animalier de Ziniare lundi. Nous y étions très tôt, il n'y avait personne, que des animaux qui attendaient patiemment d'être nourris (et aussi photographiés par la même occasion)...
Pour l'anecdote, vous connaissez le rire mythique de la hyène. Eh ben, c'est pas un mythe, nous l'avons entendu, comme dans le roi lion, et c'est contagieux.







Ils sont pas beaux...

Souris du Burkina ... le Gecko

Ici, il y a pleins de bêtes à l'intérieur. Et celui qui est le plus présent, c'est le Gecko. L'autre jour, nous en avons trouvé un tout petit qui était tombé dans (non, pas le pot de miel) l'évier de la cuisine. Nous l'avons sauvé, puis... pas pu résister de jouer un peu avec.

Ici, je ne peux pas mettre de film, mais il a été une star. Surtout lorsque, son oeil couvert de poussière, il a entrepris de le lècher avec sa longue langue... Eh oui, les Gecko n'ont pas de paupière, mais une langue très efficace...

Visite d'un village

Samedi, le réveil sonne à 5h du mat. C'est que nous avons la possibilité de visiter un village. Il y a une inauguration là-bas et mes voisins s'y rendent et ont proposé qu'on les accompagne. A cette heure-ci, on profite de la fraicheur. Et c'est parti pour près de 3h de route, d'abord bitumée, puis...

Un coup d'oeil au compteur ;-)
Le village est proche d'un barrage et il y a donc des jardins tout autour, nous avons l'occasion de visiter. Banane, papaye, oignon, piments, ... Ca donne envie!

Mais les conditions ici ne sont pas facile, car les gens dépendent presque exclusivement du travail de la terre. Une pluie trop faible, trop abondante ou au mauvais moment et c'est la misère toute l'année...

Journée traditionnelle

Il y a eu la journée traditionnelle à l'école, c'était vendredi dernier. Chaque élève vient en habit traditionnel, et c'est très varié car les habits diffèrent selon les ethnies. Voilà quelques photos:


On a juste manqué le défilé, car ça a commencé 2h plus tôt que prévu, et quand on m'a averti par mail que ça commençait, on s'est dépeché, mais c'était trop tard...

Photo du voyage

Donc le voyage en images, comme promis.
Tout d'abord, le coup de la panne, à quelques km du départ, on patiente gentiment.


Visite de la fabrique de noix de cajou. Saviez-vous que la noix de cajou est extraite d'une pomme de cajou? Eliane se demande le goût que ça a, miam...



Visite des pics de Sindou

Quelques bébés croco, heureusement dans un enclos bien fermé. Et pas loin, un dindon essaie de nous draguer... Normal, trois belles filles qui se promènent.


La grimpette jusqu'aux cascades, un peu de sport par une bonne chaleur.

Les cascades de Banfora, un lieu très accueillant et de l'eau bien fraiche. Mais moi, j'ai plus l'habitude de mettre les pieds dans l'eau...



Et on redescend, avec un superbe paysage très vert, et surtout... des nuages annonceurs de la pluie. (On les devine, je vous promets, ils étaient là!)

Balade à Bobo, en sortant de la mission où on loge.

Et le retour, quelques images de la route et d'étonnants véhicules qu'on y rencontre. Pauvres bêtes sur le toit.


Tourisme

Certains se sont peut-être inquiété du silence radio sur le blog. C'est seulement que j'ai pris des vacances...
Mes parents et ma soeur sont venus me rendre visite, et j'ai donc profité de rester un peu avec eux. Nous sommes restés à Ouaga jusqu'à dimanche, puis nous sommes allés à Bobo-dioulasso, dans la partie plus verte du pays, et nous sommes rentrés aujourd'hui. Ma mère et ma soeur restent encore jusqu'à mardi, mais nous allons rester dans les environs.
C'est fou comme ça change d'aller dans le sud du pays, beaucoup plus vert, avec beaucoup d'arbres. Nous avons même eu droit à de la pluie pendant la nuit (c'est rare, mais ils appellent ça la pluie des mangues, car c'est bon pour les mangues dont la saison commance). La seule pluie en plusieurs mois...
Nous avons passé 4 jours dans les environs de Bobo. Nous sommes allés à Banfora, réputé pour ses chutes d'eau (ou nous avons pu nous baigner, première baignade depuis 2 mois). C'est vraiment très beau. Je vous mettrai les photos bientôt.
Nous avons aussi visité une fabrique de noix de cajou. Avis aux amateurs, c'est pas simple de transformer la noix pour la rendre commestible. On commence par cueillir une pomme de cajou, il faut prendre la partie qui contient la noix, la cuire, la décortiquer, la nettoyer et trier les entière et les morceaux. Et ensuiet les griller. Mais c'est super bon.
Et nous avons déanbulé dans Bobo, notamment le marché qui est très sympa, et la gare.
Je ne fais pas plus long pour aujourd'hui, mais je vous promets les photos pour bientôt.

Eclairage public et feu de circulation

Et non, avec la fin du mois de février, ça n'a pas été la fin des coupures de courant. Au contraire, au cours des 24 dernières heures, 3 coupures, dont 2 de 3h. Mon frigo est HS, il dégouline...
Pour les coupures, je me suis rendu compte à quel point l'éclairage public est utile et quand il n'est plus là... c'est pas facile de circuler. Avec mon phare qui part aux fraises, je vois pas trop ou je vais.
Et le pire, c'est les carrefours, quand y a plus de feu de circulation, des véhicules dans tous les sens, la plupart sans éclairage. Et quand tu ralentis avec le vélo, plus de lumière (ici, c'est toujours les bonnes vieilles dynamo). Mais malgré ça, je suis arrivée à bon port. Ouf.
Sauf qu'à la maison, pour s'endormir sans le ventilo, impossible (plus de 30° dans ma chambre). Donc y a fallu attendre 23h que l'électricité revienne.
Je me demande si je vais pas investir dans une génératrice (vu que les panneaux solaires sont interdits).

Système décimal et base 20

Pourquoi dit-on quatre-vingt pour 80 (et pas huitante comme nos amis vaudois)?
Pourquoi les français disent soixante-dix et quatre-vingt-dix?
Je commence à percer un peu plus ce mystère depuis que je suis ici au Burkina. Je savais que c'était les vestiges d'une base vingt utilisée jadis, et qu'auparavant, on disait aussi vingt-dix à la place de trente et que petit à petit, il n'y a que 70, 80 et 90 qui ont gardé ces vestiges.
Pourquoi compter en base dix ou pourquoi compter en base vingt? Pour la base dix, me vient naturellement les dix doigts des mains. Chez nous en Suisse, les enfants comptent sur leurs doigts et c'est bien pratique d'être en base 10.
Mais je pense que la base vingt est apparue dans un pays plutôt chaud, où les gens ne portaient pas de chaussures fermées. Car ici, les enfants comptent naturellement en base vingt, avec les doigts des mains et des pieds (ils sont tous en sandales ou presque). Lorsque je leur fait faire des maths sur l'ordinateur, ils utilisent aussi bien les pieds que les mains.
D'où ma supposition, la base dix est plutôt venue du nord, où les gens avaient des chaussures fermées, donc pas la possibilité de compter sur les doigts des pieds, et la base vingt plutôt du sud, dans des pays de sandales.
Ce n'est qu'une supposition bien sûr, mais je vous assure que c'est très marrant de voir les enfants compter avec leurs pieds...
Certains autres utilisent des craies et dessinent des coches sur les bureaux. Je tente de leur expliquer que les ordinateurs n'aiment pas trop la craie, mais ils ont de la peine à comprendre... Ici, c'est tellement naturel d'utiliser l'ardoise ;-)
Encore une dernière remarque mathématique, pour l'argent, en français, on parle de francs, alors qu'en moré, ils utilisent les sous (1 sous = 5 francs), donc 50 francs = 10 sous = piga. Ca doit être le casse tête pour calculer en français ou en moré, je sais pas comment font les commerçants pour s'y retrouver là dedans.

Anti-spam trouvé

Merci à celui qui m'a trouvé l'anti-spam. Je suis en train de l'entrainer et bientôt, je serai débarrassée et je pourrai rouvrir les commentaires.
Pour ceux qui se posaient la question pour la salle d'informatique, j'ai pas pu donner le cours car le gardien a perdu la clé dans la cour...
Jeudi matin, j'attendais que le professeur d'informatique vienne avec la 2ème clé, quand j'ai expliqué la situation aux élèves. L'un d'eux à demander en montrant une clé "c'est ça?". Il l'avait retrouvé...

Ciné Burkina

Hier soir, je suis allée au cinéma, première fois depuis que je suis ici. J'y suis allée avec un des enseignants, voir un film du Burkina: "Un fantome dans la ville". C'était très sympa, car on y retrouve la culture d'ici, entre les coutumes anciennes des villages et la ville qui se modernise. C'est l'histoire d'une fille qui passe son bac et rêve de se marier avec un médecin. Mais la famille ne l'entend pas comme cela et elle est forcée de se marier à un autre. Quelques temps après le mariage, pour une raison inconnue, elle decède. Mais elle réaparait auprès de son ami médecin, qui ne sait pas qu'elle est morte en lui disant qu'elle a quitté son mari. En fait, c'est un esprit mauvais qui est en elle et va faire du mal. Plusieurs hommes sont atteints de folie avant qu'un sorcier ne réussisse à s'emparer de l'esprit mauvais, et tout rentre dans l'ordre.
A la fin du film, nous avons eu le privilège de voir la plupart des acteurs et le réalisateur en chair et en os, ils étaient présents dans la salle, et le ministre de la culture est venu les féliciter pour le film.
Petit détail qui m'a fait sourire: la projection était faite à l'aide d'un simple beamer installé au milieu de la salle. Ca détonne avec les beaux fauteuils rouges de la salle...