Premiers pas dans l'import-export

Aujourd'hui, j'ai fait mes premiers pas dans l'import-export.
Mon but: envoyer un lot de djembés en Suisse, pour le compte d'une association.
J'avais déjà fait quelques démarches préalables. Pris contact avec un artisan pour négocier le prix et la qualité des djembés. Heureusement, j'avais un bon négociateur, qui m'a permis d'avoir un bon prix (parce que moi, je suis pas très forte à ce jeu là).
La fabrication:

Il a aussi fallu trouver un transporteur, je me suis pas trop risqué, j'ai pris un transporteur bien connu en Europe. Et même si c'est un transporteur international, il a également fallu négocier les prix, car ici au Burkina, tout se négocie.
Et donc il était prévu que les djembés soient prêts aujourd'hui.
Ce matin, je suis allé cherché des sous, puis je me suis rendue chez l'artisan. Tout était prêt comme convenu.
1ère étape: acheter des grands sacs pour le transport. On y est allé en vélomoteur.
2ème étape: aller chercher un papier pour l'exportation au ministère de la culture, nouveau trajet en vélomoteur.
3ème étape: vérifier la marchandise, qu'il y ait le bon nombre et qu'ils soient tous correctement monté et décoré. Chaque djembé, après dépoussiérage, a trouvé place dans une housse spécialement fabriquée.

4ème étape: les djembés ont été empaquetés par lots de 4 dans les grands sacs et les sacs bien fermés (cousus).

5ème étape: négociation avec un chauffeur de taxi pour charger les 8 gros sacs et m'amener à l'aéroport. C'est finalement dans (et sur) une 305 que les sacs ont trouvé place.

6ème étape: arrivée à l'aéroport, pesage et remplissage des papiers pour l'envoi.
Et maintenant, y a plus qu'a attendre de savoir si les colis arriveront bien à destination. Je l'espère...
Voilà vous savez tout, si jamais vous avez aussi des envies d'importation, faites le moi savoir ;-)

Réforme scolaire

Ce matin, le courant a été coupé à 8h10, et jusqu'à midi.
Après avoir attendu un petit moment, j'ai du dire aux enfants de rentrer, que l'informatique, ce serait pour la prochaine fois...
Du coup, je suis allée suivre la conférence organisée pour les maîtres, qui avait pour thème "Réforme du système éducatif du Burkina".
C'était très intéressant, surtout de le mettre en regard avec les réformes en suisse-romande. Je vous en donne quelques points.
Le problème du système éducatif du Burkina est tout d'abord qu'il est élitiste (classement, sélection) et que, malgré un taux de scolarité en hausse (actuellement env 70% au primaire), il y a toujours un fort taux d'analphabétisme, car beaucoup d'enfants scolarisés ne suivent pas. D'autre part, il y a un grand problème au niveau des infrastructures et des enseignants disponibles, surtout au niveau du secondaire, ce qui crée une "goulet d'étranglement" à ce niveau et beaucoup d'enfant ne peuvent pas continuer leur cursus scolaire par faute de place.
Le but de la réforme, c'est que les enfants deviennent de bons citoyens, capable de se prendre en charge et fier de leur identité culturelle. Pour cela, on va passer d'une approche par objectifs à une approche par compétences. En gros, la même chose que chez nous.
Toutefois, l'accent sur l'identité culturelle est intéressante et reflète bien la difficulté des gens ici, entre modernisme (copier l'Europe) et tradition. En lien à cela, il est prévu d'introduire le bi-linguisme (français + une langue nationale) dans toutes les écoles. Ce qui est, à mon avis, une très bonne chose pour conserver vivantes les traditions. En Suisse, on est plutôt en train de faire le contraire, supprimer l'apprentissage d'une 2ème langue nationnale...
Au niveau pratique, il est prévu de restructurer le système éducatif, notamment en faisant des liens entre les ordres d'enseignement, car actuellement, il n'y a pas de continuité entre le primaire, le secondaire et le supérieur, ainsi que l'enseignement technique. L'idée est de voir le système éducatif dans sa globalité. C'est bizarre, j'ai déjà entendu ça quelque part.
Il est prévu d'opérationnaliser l'obligation scolaire de 6 à 16 ans (que vraiment tous les enfants aient à l'école). Objectif louable, mais apparament, les moyens pour construire les écoles ne sont pas dans le kit.
L'accent est également mis sur la scolarisation des handicapés et le développement de l'éducation non-formelle pour permettre aux enfants "pas scolaires" d'apprendre au moins un métier et de ne pas être laissé à la rue. Là encore, c'est très beau, mais où sont les moyens?
Bref, beaucoup de beaux projets, mais j'ai senti les enseignants sceptiques.
De même face au texte de loi nouvellement adopté qui "interdit toute violence à l'école" (entre enfants, entre enseignants et entre enseignants et élèves) et qui prévoit la mise en place d'évaluations périodiques des enseignants. Les enseignants ne voient pas comment faire respecter la discipline dans une classe de 100 ou plus élèves sans user de la "chicotte". Côté évaluation, ils ont peur d'être évalué sur les résultats des élèves, car vu les effectifs de certaines classes et les conditions de travail, même un bon enseignant peut avoir de maigres résultats. La conférencière a assuré que ce ne serait pas là-dessus, espérons.

Encore quelques perles de l'exposé:
"Il faut optimiser les classes, si on a que 15 ou 20 élèves, c'est trop peu par rapport à l'espace à disposition, il faut faire des classes multigrades" (entendre au moins 50 élèves de 2 degrés différents, voir plus)
Et plus loin: "Il faut réduire les effectifs des classes" (Il faut entendre par la ne plus avoir des classes de 200 élèves, mais réduire à 80-100)
"Il faut améliorer les conditions des enseignants et valoriser la profession" (exemple: l'inspectrice rencontre un enseignant en brousse qui revient du bois, quand elle lui demande d'où il vient, il explique honteusement que le village n'a pas de latrines.)

Bref, ici aussi, il y a des réformes, mais je me demande à quel point elles sont applicables et si elles vont réellement permettre une amélioration du système scolaire. Ce qui est sûr, c'est qu'il faut construire des écoles et former des enseignants pour répondre à la demande qui ne cesse d'augmenter en lien avec la croissance démographique galopante.

Chaud et humide

Je comprends enfin ce que les burkinabè me disaient au mois de janvier:
"Tu verras, en avril"
Depuis plusieurs jours, il fait très chaud (ça descend pas sous les 32°C la nuit, 38°C à 42°C la journée). Et surtout, il fait de plus en plus humide. La conséquence, c'est qu'on transpire en permanence. C'est juste... horrible.
Y a pas un moment dans la journée où on se sent propre, sec. Toujours humide.
Cet après-midi, je vois les nuages, au loin, des nuages bien gris, des gros cumulus de pluie.
J'espère qu'ils vont arriver jusqu'ici et rincer un bon coup, ça nous rafraichira.
Hier soir, il y avait de l'orage, ça soufflait fort et on a entendu le tonnerre. Mais pas une goutte n'est tombée.
Peut-être cette nuit ;-)

Exercice de style

Certains ont écrit des romans sans utiliser la lettre "e" ou d'autres exercices de style.
Moi c'est mon clavier qui a décidé de me compliquer l'écriture. 4 lettres répondent de manière aléatoire.
Du coup, impossible d'utiliser les deux lettres entre le f et le j, ni le a avec accent, ni encore le boutton effacer.
J'espère réussir a réparer cela, parce que je vous avoue que pour écrire, c'est pas simple.
Mais on y arrive, la preuve, j'ai réussi écrire ces quelques mots sans utiliser les lettres manquantes.
C'est juste que c'est des lettres qui sont relativement souvent utilisée en français. Bon, c'est pas le e ou le a, mais quand même...

Tirer parti de toute situation

Ce matin, j'ai eu peur.
Le directeur annonce qu'ils ferment les classes, car les enseignants doivent se rendre à l'enterrement d'une personne de l'inspection.
Je donne cours au CE2 et mercredi dernier, il y a eu coupure, donc j'ai déjà un groupe de retard...
J'espérais pouvoir rattraper.
Mais en fait, la cantine a déjà commencé à préparer le repas, donc il faut que les enfants mangent.
Du coup, je peux prendre les 3 groupes et même leur donner une leçon un peu plus longue; pendant que les autres élèves font des exercices en classe.
Comme quoi on peut tirer profit de chaque situation si on veut avancer...

Co-locataire

Mercredi, 18h, je donne le cours aux enseignants.
Le président vient et demande à me parler.
Il m'annonce qu'une suissesse arrive le soir même à 21h, il devait m'en parler avant, mais il a... oublié.
Normalement, elle va loger en bas, là où j'étais au début, dans cette mini-chambre sans air et sans clim.
Mais il se demandait si jamais elle ne supporte pas, si j'étais d'accord qu'elle vienne habiter avec moi.

Je comprends pas pourquoi ils lui ont proposé d'aller en bas, car avec la chaleur qu'il fait maintenant... c'est juste invivable. J'ai donc rangé un peu et je suis allée me présenté dès qu'elle est arrivée pour lui proposer de venir. Elle a quand même dormi en bas la 1ère nuit, ne sachant pas trop. Mais hier midi, elle est venue visiter et n'a pas hésité à monter ses valises.
Car en haut, non seulement il y a la clim, c'est immense, mais ça permet aussi de faire la popote en commun. Je lui ai aussi fait visiter un peu le quartier, car je me souviens qu'au début, j'étais un peu paumée... Et je crois qu'elle a apprécié de n'être pas complètement livrée à elle même.
Donc voilà, j'ai maintenant une co-locataire qui à l'air très sympa. Une jurassienne. Elle est là pour un stage au CREN (centre pour les enfants malnutris), pour deux mois, elle repart juste avant moi.

Gastronomie et famille nombreuse

Le Burkina n'est pas un pays riche. Pour beaucoup, le repas sert avant tout à donner les forces pour travailler. Du coup, on trouver surtout des plats simpleset nourrissants.
J'ai commencé à m'initier à la cuisine d'ici. J'ai d'abord appris à faire le To, élément de base dans la nourriture Burkinabè. C'est pas difficile, et en fait, ça ressemble beaucoup à notre Polenta. On mélange de la farine de maïs (ou mil) avec de l'eau chaude. C'est juste un peu plus consistant, pour pouvoir facilement être mangé avec les doigts. Et on y trempe dans une sauce. Celle que j'ai préparée était à base de gombo sec (legume vert, entre le haricot et le poivron) pilé, auquel on a ajouté de la tomate, des oignons, du Maggi et des morceaux de poissons secs. Et de la potasse pour la conservation. Pas mauvais...
Ma deuxième découverte, c'est l'igname. L'igname est une grosse racine (tubercule) dont le goût ressemble beaucoup à celui de la pomme de terre. Sa principale différence, c'est qu'il est destiné aux familles nombreuses;-) Pourquoi? Parce qu'un igname pèse facilement 2 kg. Le gros avantage sur la pomme de terre, c'est qu'y a moins à éplucher.
C'est un enseignant qui m'a montré comment le cuisiner. Nous avons préparé un ragout d'igname, avec de la viande et une sauce avec tomate, oignon, maggi (oui je sais, c'est toujours un peu les mêmes ingrédients, c'est comme ça ici). Pour donner une comparaison, c'est pas loin de la Goulash...
Fort de mes constatations et des rapprochements avec la cuisine Européenne, et comme il me restait encore une bonne moitié d'igname, j'ai tenté un mix:
Le rösti d'igname!
Et bien je dois dire que c'est pas mal du tout. C'est plus clair que la pomme de terre, presque blanc. Et le gros avantage comme j'ai dit plus haut, c'est qu'y a moins à éplucher et c'est plus facile à rapper vu que les morceaux sont plus gros.
En fait, je comprends pas pourquoi l'igname n'est pas cultivé en Suisse (ou s'il l'est, pourquoi il n'est pas plus utilisé)? Peut-être à cause de la taille des familles ;-)
Catégorie sucrée, il n'y a pas grand chose, à part des bons fruits. Donc je me régale de mangues et bananes, et je profite aussi pour en faire quelques confitures, car ça vaut vraiment la peine (à 15ct la banane et 30ct la mangue). Et avec le sucre de canne, un délice, slurp.

Bonnes résolutoins et imprévus

Pendant les vacances, j'ai pris de bonnes résolutions pour les cours avec les enfants. Donner au moins 8 cours d'ici mon départ, soit un par semaine (sauf juin, car c'est la fin des cours et les examens). Et bien... c'est mal parti.
Samedi dernier, l'enseignant a d'abord dit qu'il n'avait pas le temps, puis il a du s'absenter. J'ai donc pu donner cours seulement à 2 groupes du CM1 en fin de matinée (sur 4).
Lundi, les cours se sont déroulés comme prévu avec 2 groupes de CE2. Je devais prendre les 2 autres groupes mercredi matin, mais il y a eu grêve mardi et mercredi. Donc pas cours.
Jeudi, enfin j'ai pu faire les cours avec toute la classe de CM2. Par miracle, pas de coupure de courant ni aucun autre problème.
Mais ce matin, le gag! Je vous fais pas deviner, car c'est incroyable.
J'arrive un peu avant 8h, et l'enseignant m'annonce qu'il y a coupure de courant. Etonnée, car en partant de chez moi, il y avait du courant. Il m'explique: pendant la nuit, qqun est venu voler le compteur général de l'école. Le gardien a vu que toutes les lumières se sont arrêtées d'un coup, il a pensé à une coupure générale. Il est allé voir le compteur et a vu qu'il avait disparu.
Donc ce n'est pas une coupure de quelques instants, faut attendre que la société d'électricité vienne constater puis remette un nouveau compteur. Bref, foutu pour la matinée... J'espère qu'ils auront le temps de réparer avant lundi matin.
Avec le temps, on pense qu'on a tout vu, et bien non, il y a toujours des moments de surprise et d'imprévus!

Le parlé Burkinabé

Les langues, ça n'a jamais été mon truc... J'essaie d'apprendre le Mooré, mais c'est pas facile. A part "Lafi baala" (Tout va bien), "né y buo" (bonjour), "ni sabré" (bonsoir), "barka" (merci), et "piga", "pissy" (10, 20 sous, utile au marché), j'avoue que j'ai de la peine à apprendre d'autres mots. Bon, d'accord, peut-être que la volonté n'y est pas ;-) J'ai appris les mots "utiles" et pour le reste... le français me suffit.
Par contre, je commence à parler Burkinabé, à utiliser leurs expression. Avant que je ne m'en rende même plus compte, voilà quelques perles du français d'ici.
"Madame, je vous demande la permission pour sortir pisser" (dixit les élèves, bras croisés, avec une petite courbette)
"Quoi, quoi, quoi et consort" (dixit le directeur, etc etc)
"Faut envoyer" (faut donner)
"C'est comment? Et la matinée?" (comment ça va?)
"Une cour" (ici, on habite pas une maison, mais une cour, on vit dehors)
"C'est chose" (c'est comme ça)

Standardisation

Ce post s'adresse tout particulièrement aux apprentis-informaticiens de ma génération ou un peu plus vieux...
Lors des cours avec les enseignants, pour simplifier, j'ai expliqué qu'on pouvait brancher n'importe quel ordinateur, avec n'importe quel écran, n'importe quel clavier ou souris. Avec des ordinateurs modernes, excepté les mac (mais je n'en ai pas encore croisé ici), c'est une vérité...
Le directeur de l'école m'a demandé de venir voir son ordinateur, il l'a récupéré, mais il ne fonctionne pas. Lors de ma première visite, constatation simple, il manque un cable d'alimentation. Comme il y en a pleins à l'école, je lui ai promis de lui en donner un.
Le lendemain, il m'a dit qu'il avait essayé, mais qu'il n'avait pas trouvé comment brancher le clavier et la souris...
Je suis donc retourné et j'ai observé un peu plus en détail la bête. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle est pas tout jeune. Entre temps, le directeur a trouvé un autre ordinateur, mais qu'il n'arrivait pas non plus à brancher. Ce nouvel ordi (aussi vieux que le précédent), est un "Atari", si ça rappelle des souvenirs à certains. Sur l'autre, je n'ai pas trouvé la marque, mais le port de clavier n'est pas celui qu'on connait aujourd'hui (port plus gros). Donc impossible de connecter. Sur l'Atari, j'ai même pas pu brancher l'écran, car ce n'est pas un port VGA...
J'ai également ouvert le ventre et... certains fils sont rongés par les souris...
Bref, tout ça pour dire que "vive" la standardisation, et j'ai laissé peu d'espoir au directeur pour arriver à qqch. Mais si qqun a une idée comment faire fonctionner cet ancêtre...
Il a 2 disques dur (800Mo et 2Go), le ventilateur du processeur tourne... Pour le reste... je sèche.
Je n'ai jamais eu l'occasion de bidouiller ces machines, à l'époque, j'étais trop jeune. Mais ça me fait rire de voir ces machines ici.

Tessin et Mongolfières

Comme souvent, j'ai guigné à l'image du calendrier de la semaine prochaine. C'est une photo du port d'Ascona. Ce petit port tranquille, avec ses quais pavés, réservés aux piétons.
Ca me fait penser à ma grand-maman Alice, décédée l'été dernier. Chaque année, ou presque, depuis que je sais nager, j'ai passé au moins une semaine avec ma grand-maman dans sa maison du Tessin, au bord du lac Majeur, juste à côté d'Ascona. Avec le petit Youyou, j'allais me ballader sur le lac et je voyais Ascona, au loin...
Que de bons souvenirs
Et par hasard, dans l'actualité de Google (c'est ma source d'information, car c'est le seul site rapide que j'ai trouvé, je peux regarder en attendant que d'autres pages se chargent), je suis tombée sur les "Montgolfiades" qui ont lieu ce week-end à Genève. Un grand rassemblement de montgolfière.
L'année dernière, j'avais monté une petite expédition à cette occasion. Profitant du changement de tracé de la ligne 7, qui va maintenant jusqu'à l'Hôpital, j'ai proposé à Alice d'aller voir les montgolfières au parc Bertrand, en bus. Le trolley 7 s'arrête devant chez elle à St-Jean, mais ça faisait des années qu'elle n'avait pas oser le prendre (peur de tomber). Pour ne pas la fatiguer, nous avons pris la chaise roulante et je l'ai poussée, le bus étant adapté aux chaises, aucun souci. Ensuite, depuis la place Claparède, je l'ai poussée jusqu'au Parc Bertrand.
Je me souviens qu'il faisait très froid, la bise, et que les montgolfières tardaient à décoller. Elles étaient toute dégonflées, à terre. Nous hésitions à rentrer (se mettre au chaud) quand le signal du départ a été donné et l'une après l'autre, les montgolfières se sont élevées dans les airs. C'était magnifique.
Avant de rentrer, nous avons passé à la boulangerie, puis nous sommes allés chez moi déguster les bonnes choses et se réchauffer. Par la grande fenêtre, on voyait les montgolfières continuer leur route dans la campagne genevoise. Des dizaines et des dizaines de points colorés.
Dernière ballade avec grand-maman, je ne regrette pas mon brin de folie qui m'a poussé à cela, car je sais qu'elle a beaucoup aprécié.
Il faut toujours suivre ses envies et ses folies et ne pas attendre demain pour les réaliser.

Changement de température

En ce début du mois d'avril, il y a un sacré changement de température. Après les températures proches de 40°C de ces derniers jours, voilà ce qu'affichait mon thermomètre cet après-midi.

Pour ceux qui n'arrive pas à lire, 15°C et 36% d'humidité...
J'ai ressorti les pulls...

Bazoulé et ses bêtes

Jeudi dernier, les enseignants m'ont emmenés à Bazoulé, un petit village à 35km de Ouaga. On y est allé en moto, car c'est leur seul moyen de transport... On a pris les petites routes, ou plutôt, les semblant de piste, j'avoue que je ne saurai pas retrouver le chemin... Et là-bas, on a rencontré différentes bêtes.
Tout d'abord des sympathiques, un peu plus grosse que chez nous.

Et d'autres un peu plus effrayante.

J'ai l'air d'avoir peur? Non, point du tout ;-)
Bazoulé est un des endroits où l'on trouve des caïmans sacrés. Les habitants leur donnent régulièrement des poulets vivants afin de s'assurer de leurs bonnes intentions. Les touristes peuvent aussi acheter des poulets, et du coup, ces caèimans sont gavés à longueur de journée, donc assez docile (je ne dirai pas inofensifs, car malgré tout, il faut toujours se méfier...)